Jehan Rictus : nouvelle édition de Fil de Fer 
Les éditions La Part Commune rééditent
le seul roman de Jehan Rictus,
augmenté de chapitres inédits
et d'une instructive préface
sur les réalités de l'auteur,
de sa mère,
et de leur houleuse cohabitation.



Fil de Fer

[suite...]

Jean-Marie Déguignet : Histoire de ma vie 
(Republication) - ~ Choix : Incipit
    Je vais commencer aujourd’hui un travail que je ne sais comment ni quand il se terminera, si toutefois il se termine jamais. Je vais toujours l’essayer. Je sais qu’à ma mort, il n’y aura personne, ni parent, ni ami, qui viendra verser quelques larmes sur ma tombe ou dire quelques paroles d’adieux à mon pauvre cadavre. [suite...]

Hugo 
samedi 10 décembre 2011, 20:43 - ~ Choix : Poème, ~ Choix : Phrase
Mets tous les procédés possibles en usage ;
Frotte-toi d'huile ou d'ambre et peins-toi le visage ;

[Chantiers]


Amanda : La madeleine 
mardi 6 décembre 2011, 18:34 - ~ Choix : Poême
Quel délicieux gâteau
Que la madeleine
À l’heure du goûter
Trempée dans du thé.

Se dégustant naturellement
La fleur aux dents
Par jour de beau temps
Joli printemps.

[suite...]

Georges Perros lecteur chez Gallimard (1967) 
lundi 5 décembre 2011, 08:14 - ~ Choix : Phrase
    [...] Je n'ai jamais été foutu de lire un poème. Au reste je considère que c'est impossible. Il y faut plusieurs générations. Et il y a très peu de poètes, mot ambigu, que le langage ne parvient pas à recouvrir totalement. Bref !

    [...] On devrait interdire l'usage du porte-plume à pas mal d'individus. Mais qui jugerait ?



Max Jacob : La terre 
    Oh ! je voudrais m'étirer comme un arbre.
    Oh ! je voudrais m'ennuyer comme la Loire.
    Depuis tant de siècles l'invisible est le même : je le reconnais ! Il dit, le caillou incrusté dans le sentier : « Je sens le sabot de la fermière enceinte : c'est la même fermière depuis tant de siècles ! » Moi, je tends le cou, mon cou résigné aux sabots de la nature humide.
    Elles disent les herbes : « Est-ce le printemps ou l'automne ? » Ce n'est ni le printemps, ni l'automne, ni aucune saison, c'est la soupe de la nature.
    Comme cette Loire s'étire ! elle s'étire ainsi que le ciel ! Or, il y avait deux immobiles enfants : « Moi, je serai soldat et je tuerai tout le monde. — Moi je serai sur des photos de journal en belle dame. »
    Et l'arbre et l'église et la Loire n'entendirent dans l'ouate que ces paroles ce jour-là.

(Derniers poèmes en vers & en prose)


zenwu  : Idées noires 
(Republication) - ~ Choix : Poême, ~ Choix : Web
Est-ce donc une idée
Ou cela vient-il de mon esprit
Je ne sais quoi pensé
Avons nous perdu se que nous avions
Ne suis-je qu'un pion
De ce monde ou la douleur
En est le maitre mot en cette heure
Je n'est que la souffrance
De tout c'est moment d'ignorance
M'aimera-tu encore dans 50ans
La où le temps sera lent

(http://la-sombre-poesie.over-blog.com/)


Elizabeth Bishop : Casabianca 
mardi 15 novembre 2011, 18:17 - ~ Choix : Poème,
Love's the boy stood on the burning deck
trying to recite "The boy stood on
the burning deck." Love's the son
    stood stammering elocution
    while the poor ship in flames went down.

Love's the obstinate boy, the ship,
even the swimming sailors, who
would like a schoolroom platform, too,
    or an excuse to stay
    on deck. And love's the burning boy.


L'amour est ce garçon [suite...]

Pierre Mérot : Espéranto ? 
(Republication) - ~ Choix : Phrase
    L'incompréhension linguistique est source de pensées simples et affectueuses. Personne ne blesse personne. Avec la compréhension mutuelle naissent les fâcheries et les guerres.

(Mammifères, p. 43)



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