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dimanche 5 août 2012, 19:49 - ~ Choix : Poème, ~ Choix : Poême
lorsque l’on est tout seul et qu’on a peurlorsque la peur descend sur notre tête
après une journée de dur labeur
où l’on a payé cher la « chance » d’être
et que partout l’on ferme les fenêtres
et les verrous en crainte des méchants
lorsque l’hiver à l’horizon des champs
répand son long réseau de pluie glacée
et que l’on sent sur son âme harassée
tomber un froid qui veut partout s’étendre
alors on dit « que fais-je en cette chambre ?
se peut-il qu’un jour la vie changera
tant qu’un été sans fin nous chauffera ? »
(on remonte à l’étage on ouvre un livre
en écoutant qui roulent dans le givre
les autos dont les pneus giflent la route
comme pour nous punir que le vieux doute
nous ait encore au cœur son dard planté...)
et puis on pense aux malheureux poètes
qui n’ont jamais connu sur la planète
rien du renom qu’ils croyaient mériter [suite...]
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lundi 2 juillet 2012, 07:06 - ~ Choix : Poême
Tout est calme, aujourd'hui, au coeur de Saint-Denis.Ici on fait la queue pour la demi-baguette,
Et là, quatre vendeurs, en pause-cigarette ;
À l'arrêt d'autobus, un pépère qui lit.
La foule fait sa vie, nonchalante à-demi,
Plus vive un petit peu quand l'autobus s'arrête.
Au comptoir d'un café, un vieillard en goguette
Partage une tournée avec quelques amis.
On traîne au centre-ville, on fait passer le temps,
Attendant sans savoir quelle chose on attend,
Suivant les longs trottoirs comme on suit un rivage.
On sort malgré la pluie, ou parce qu'il fait beau ;
Revoir la basilique, admirer les tombeaux,
Voir comment va chacun dans ce petit village.
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dimanche 10 juin 2012, 13:41 - ~ Choix : Poême, ~ Choix : Web
Ce poeme est dedicacer a Charles BaudelereAlbatroce, le plus grand des oisaux.
Albatroce qui été le mètre des sieux.
Toi qui voler dans les air
Avec ta fierter
Tout en faisand preuve de resper
Albatroce, unique en ton genre
Avec ta personaliter et ta sensibiliter
Tu t'acepter toujoure comme tu été
Avec des défaux et des qualiter
Dans le ciel etoiler
Ou le jour en soleiller
Tu n'avez qu'un seul butte
La recherche de ta liberter
De volley dans les aires libre comme un oiseau sauvage
Sauvage dans les nuage [suite...]
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vendredi 8 juin 2012, 10:29 - ~ Choix : Poême
J'ai une mère pouleet un père moule
Elle est toujours angoissée
lui toujours assoiffé
Ma mère en fait trop
mon père pas assez
Elle nous surveille sans cesse
il nous délaisse
Pendant qu'elle nous raisonne
il claironne
Elle porte un tablier gris
lui un gilet de dandy
Quelle mésalliance
Mais depuis l'œuf [suite...]
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mardi 5 juin 2012, 10:05 - ~ Choix : Poême
Mouche ta plume avant d'écrire à la dameJ'vo zème Momy cett'fois dans vot'bec
Roulez vot'langue et l'coucou d'ton bazar
J'm'en ranche l'bord ou l'buddy sweet
J'm'en jase une lampée à fucky bay the dove
Cett'fois cé l'molleton cé l'motion d'l'amour
Qu'tu portais des dim's or monjaby ou not
Et l'feu rouge qu'est-ce que vous en faites
Sex starved is always sex starved except in
Your fucky bloody channel et t'main menouille
L'pubis et vas-y que j't'pousse mec
J'suis pas zoro la bulle et l'man qu'en pisse
J'ai la verge en ribotte et l'r qui balance
Quand la langue dérape dans les décors
Tu m'prends en jive et ça tittle Mot
Est-ce à court où j'en râve de jolis zieux
(voir Vienne comme au travers et en un tour de valse) tu piges ?
Ça sentirait bon les rhododendrons et les jeunes filles d'Honfleur
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jeudi 10 mai 2012, 19:58 - ~ Choix : Poême
Encore une infusion de soleil
alors que tout est si noir dans l'âme
las, souffrant et comme à bout.
Alors mieux vaut peut-être ne rien faire
rester comme une brique qui attend :
les souffles de l'air sont sur elle de toutes parts
le soleil parfois, et le froid aussi.
Elle est seule dans son coin.
Mais un jour le maçon, d'un seul coup
lui trouvera sa place au sein du mur.
[suite...]
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jeudi 10 mai 2012, 19:53 - ~ Choix : Poême
Qui en ont marre
De cette horreur
De la blancheur
Fille d'Ève
Rivée à son iPod
Elle est aux antipodes
Elle rêve
[suite...]
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dimanche 22 avril 2012, 10:56 - ~ Choix : Poême
« Bah, cédons-leur la placelaissons-les s'exprimer
s'expliquer
à coups de perles rares.
À tes mots
homme friand de larves,
à ta plume fétu de paille
et sors-nous encore de tes eaux noires
quelque huître hermétique
interprétable et fécondable
à merci.
Mais ne viens pas nous défendre
ne viens pas nous consoler
ne viens pas nous chanter la tendresse
des sirènes mutilées
les bras déployés en épouvantail.
Tu n'as rien proclamé
rien aboli
999 pages n'ont rien atténué
derrière les sept portes de l'enfer
à peine t'y ont-elles aménagé une place.
Mais il est vrai que nul noyé
n'est allé plus loin que le fond de la mer,
nul pendu ne s'est balancé
plus haut que son arbre. »
[suite...]
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