Il naquit dans une famille d’agriculteurs et sa langue maternelle était le breton. Il se passionna pour l’étude des langues et en comprenait une vingtaine. Il employa ces connaissances pour traduire des poètes (après guerre, il dirigea des émissions de radios bilingues sur les poètes du monde entier), et aussi pour faire des écoutes de radios en langues étrangères.
Il publia de ses propres écrits à la NRF au début de la guerre : Ma vie sans moi, (où ses propres poèmes apparaissaient aux côtés de ses « non-traductions »), et Le Temps qu’il fait, une épopée lyrique dans le paysage de son enfance. Il continua à écrire durant la guerre, mais ce fut pour signer un adieu à la littérature. Il ne publia pas ces œuvres. Elle seront en partie éditées après sa mort.
Il eut une fin mal élucidée : s’étant retrouvé à la rue suite à une série de fâcheux évènements, il trouva la mort dans une infirmerie de la Police.